Une campagne RP ne sauve jamais un mauvais positionnement

Avant de lancer une marque, je cherche d'abord une raison de ne pas la lancer. C'est probablement la phrase qui surprend le plus mes prospects.
Ils arrivent souvent avec une demande très précise :
- "Nous voulons des relations presse."
- "Nous cherchons une agence pour lancer notre marque."
Je leur réponds rarement par un plan média. Je commence par le Beauty Launch Lab. Parce qu'avant de faire du bruit, je veux savoir si le projet repose sur des fondations solides.
- Le marché existe-t-il réellement ?
- La promesse est-elle suffisamment différenciante ?
- Le produit apporte-t-il une valeur perçue ?
- Le positionnement est-il crédible ?
- Les distributeurs auront-ils envie de le référencer ?
- Le modèle économique est-il cohérent ?
Si je ne peux pas répondre positivement à ces questions, pourquoi lancer une campagne de presse ? Une campagne de lancement réussie attire les regards. Si le produit déçoit, si le positionnement est flou ou si aucun distributeur ne suit, cette visibilité ne fait qu'accélérer l'échec.
J'ai vu trop de marques procéder toujours dans le même ordre :
- développer le produit ;
- investir dans les packagings ;
- engager les dépenses réglementaires ;
- recruter une agence RP pour faire du bruit ;
- chercher ensuite des distributeurs.
Cet ordre inverse le risque au lieu de le réduire. Je préfère commencer par confronter le projet au marché. Pas pour vendre. Pour apprendre. Je veux comprendre si le projet suscite de l'intérêt avant d'engager des investissements difficiles à récupérer.
C'est exactement l'objectif du Beauty Launch Lab.
Il ne sert pas à construire un beau plan marketing.
Il sert à répondre à une question beaucoup plus importante :
- Cette marque est-elle prête à être lancée ?
- Une campagne RP ne peut pas réparer un mauvais positionnement.
- Un plan média ne crée pas une proposition de valeur.
- La communication amplifie. Elle ne corrige pas.
C'est pourquoi, aujourd'hui, je préfère parfois recommander à un dirigeant de différer son lancement de quelques mois plutôt que de lancer une marque qui n'a pas encore validé ses piliers fondamentaux. Mon rôle n'est pas de faire du bruit.
Mon rôle est de maximiser les chances de succès avant que le marché ne rende son verdict.
